MEURTRE SOUS SILENCE est un texte à la frontière du roman et de la poésie. À travers une langue dépouillée, fragmentée, parfois brûlante, il retrace la chute d’une femme broyée par la violence de celui qui prétendait l’aimer.
Ce récit-poème donne voix à l’effacement, à l’humiliation, à la dépossession, mais aussi à la résistance ultime : celle de la parole qui survit à tout, même à la mort.
En réhabilitant la dignité d’une femme réduite au silence, l’autrice interroge la place du corps, de la mémoire et de la justice dans une société où tant de victimes demeurent invisibles.
Un texte nécessaire, sans fard, qui rappelle que derrière chaque femme brisée se cache une histoire qu’il faut entendre — et transmettre
MEURTRE SOUS SILENCE
Comme si la morte cognait à la porte du silence.
Maman frappe encore à notre porte. Elle frappe sans bruit, avec la patience des ombres. Elle frappe pour rappeler ce que le monde a voulu oublier. Elle frappe pour dire que la vérité ne dort jamais, même lorsqu’on l’enterre sous des années de mensonges.
MEURTRE SOUS SILENCE
Il est des vérités qui ne tuent pas, mais qui enferment. Elles ne frappent pas le corps, elles frappent l’esprit. Elles construisent autour de toi des murs invisibles, des murs que personne ne voit, mais que toi, tu sens chaque jour, comme une présence sourde qui ne te quitte plus.
Pendant longtemps, j’ai cru que me taire était un acte de prudence. Que garder le secret était la seule manière de protéger ceux qui restaient, et peut-être aussi de me protéger moi-même. Mais le silence n’est pas un refuge. Ce n’est pas un acte de bravoure. C’est une prison.
PARCE QUE, c’est autobiographique.
J’espère simplement que vous, lecteurs, comprendrez exactement ce que je souhaite vous léguer. Ce n’est pas un exercice littéraire. Ce n’est pas une fiction. Ce n’est pas un décor inventé.
C’est ma vie. Mon silence. Mon mitard intérieur. Mes 38 ans de peine muette. Mes fantômes. Mes orphelins. Mes absences. Mes combats. Mes cicatrices.
Et c’est pour ça qu’en m’épousant à travers ma petite plume, chaque phrase est une alliance. Parce que je n’écris pas sur la violence : j’écris depuis la violence, après la violence, contre la violence.
Je n’écris pas sur les femmes disparues : j’écris avec elles, pour elles, à leur place, quand elles ne peuvent plus parler. Et que leurs bourreaux ont cru mettre leurs destins sous l’éteignoir.
Je n’écris pas sur la mémoire : j’écris dans la mémoire, la mienne, celle des autres, celle qu’on m’a confiée malgré moi.
Et c’est pour ça que je ne suis pas seule en livrant l’effroyable, l’impensable, l’inconcevable. Parce que porter un texte autobiographique de cette intensité, avec cette charge, cette vérité, cette douleur, c’est trop lourd pour une seule personne. C’est trop lourd pour mon cerveau.
Alors oui, j’écris. J’écris. Cri et craque. Mais je n’écris plus seule. Je sais que vous êtes là pour m’accompagner, pour m’aider à tenir la lampe, pour m’aider à trouver la forme juste, sans jamais m’enlever ma voix.
Marie Lissouck
Auteure – Présidente ACML – Cœur de Marie Lissouck
94800 VIllejuif, 02 septembre 2026 – Collector, Preuve de source






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